Compte-rendu de la réunion du conseil municipal du 9 juillet 2008
Par GALU Palaiseau,
mercredi 16 juillet 2008 à 21:01
Activité Municipale
| n° 8
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Ambiance « vacances » pour cette réunion du CM qui commence dans une ambiance plutôt détendue.
François Lamy annonce l’ouverture de la Fontaine aux livres dans les anciens locaux du Point Information Jeunesse, place de la Victoire.
Il apporte quelques précisions concernant l’entreprise SMDA à propos de laquelle Josette Fourme l’avait interpellé lors du précédent CM. Il s’agit d’une entreprise entièrement basée à Voisin-le-Bretonneux et non en Ouzbékhistan.
Il salue la libération d’Ingrid Bétancourt. Il faudra réfléchir aux prolongements du combat mené. Michel Rouyer lit une déclaration nationale des Verts à laquelle il ajoute quelques mots.
François Lamy annonce l’ouverture de la Fontaine aux livres dans les anciens locaux du Point Information Jeunesse, place de la Victoire.
Il apporte quelques précisions concernant l’entreprise SMDA à propos de laquelle Josette Fourme l’avait interpellé lors du précédent CM. Il s’agit d’une entreprise entièrement basée à Voisin-le-Bretonneux et non en Ouzbékhistan.
Il salue la libération d’Ingrid Bétancourt. Il faudra réfléchir aux prolongements du combat mené. Michel Rouyer lit une déclaration nationale des Verts à laquelle il ajoute quelques mots.
L’ordre du jour de cette séance est plus particulièrement consacré au vote des quotients familiaux et tarifs concernant les prestations municipales. D. Lapersonne précise qu’il n’y a pas eu d’augmentation depuis 18 mois et que les tarifs seront dorénavant fixés pour l’année scolaire. Le quotient familial minimum n’est pas touché, le maximum est réévalué de 2%. Les tarifs suivent l’inflation INSEE bien que celle-ci soit en deçà de l’inflation réelle des dépenses des communes. D’ici 3 ans, l’objectif est de porter à 50% du coût du service le tarif de la tranche la plus élevée (40% aujourd’hui) sans toucher au tarif minimum.
Charles Henry souligne que l’écart insuffisant entre les tarifs les plus élevés et les tarifs les moins élevés favorise les familles les plus aisées (5000 euros et plus) ; c’est notamment le cas pour les classes d’environnement où le tarif maximum pour 5 jours est de l’ordre de 85 euros. Il note que l’écart entre le tarif le plus bas et le tarif le plus haut est dans un rapport de 1 à 7 pour l’école des sports alors qu’il n’est que de 1 à 4 pour les classes d’environnement. François Lamy répond que cet état de fait est ancien et qu’il faut rattraper les choses progressivement. Toutefois il s’inquiète des difficultés vécues par les classes moyennes frappées par la baisse du pouvoir d’achat et ne bénéficiant pas d’aide. la mixité sociale dans les services est un objectif sur lequel il ne faut pas céder.
La droite vote contre les tarifs municipaux.
Charles Henry, qui a le pouvoir de Josette Fourme, s’abstient sur les tarifs des classes d’environnement et sur ceux des services pour les retraités qui ne bénéficient pas de tarifs modulés selon leurs revenus.
Les tarifs des services culturels sont adoptés à l’unanimité.
La convention billetterie pour l’achat en ligne des billets de spectacle est adoptée à l’unanimité.
Autre vote unanime sur la reprise par la ville des emprunts contractés dans le cadre du syndicat intercommunal pour l’entretien de la Vallée de l’Yvette et de la Bièvre. Cela permettra à la ville de quitter le syndicat et de toucher le fonds de compensation de l’Etat.
Encore un vote unanime sur la gratification des stagiaires. La loi prévoit une gratification minimum de 398 euros/mois pour les stagiaires effectuant un stage de plus de 3 mois dans le privé. Il est décidé, bien que ce ne soit pas obligatoire, de verser aux stagiaires une indemnité de ce montant.
On aborde ensuite la question du régime indemnitaire des agents du service des Ressources Humaines pour lesquels il est proposé une prime de technicité adoptée à l’unanimité. Mais notre premier édile désireux de croiser le fer avec Charles Henry l’interpelle à propos de son sourire. Il en est pour ses frais car Charles reste de marbre et ne réagit pas. Pauvre F.L., on lui a cassé son jouet ! En fait, Charles a souri car F. Lamy a fait référence au site de la GALU sur lequel est publiée la déclaration des délégués du personnel CGT et CFDT au CTP (comité technique paritaire) ; et le maire s’est senti comme obligé de reconnaître que la majorité municipale avait fait une erreur, ce que précisément la déclaration des délégués syndicaux pointait.
David Bodet présente ensuite les dossiers concernant les travaux :
Rue Lazare Hoche, remplacement de 2 candélabres, système économiseur d’énergie, lampes SHP. Michel Rouyer souligne qu’il s’agit d’une démarche globale de schéma d’aménagement lumière dans un cadre de développement durable.
132 000 euros sont votés pour des travaux Chemin des Bœufs. Danièle Lachenal s’inquiète des nuisances successives subies par les riverains mais elle reconnaît l’utilité de ces travaux (enfouissement des réseaux).
Le TSPC sera terminé en décembre sans retard sur la date prévue.
Tout cela est adopté à l’unanimité encore.
Encore unanimité sur le vote d’un marché d’un montant maximum de 3000 euros avec le jardin d’Eden pour la fourniture de végétaux ; pour des marchés concernant la réhabilitation de l’école vaillant.
Le débat devient plus vif avec le projet de concession pour la ZAC Allende présenté par A. Dubois-Guichard : 150 logements dont 30% de logements sociaux, des commerces, salle polyvalente, 2 salles de sport (carabine, tir à l’arc), salle pour la musique amplifiée, parking de 80 places. Ce projet s’inscrit dans le cadre du développement durable (économie d’énergie, énergie renouvelable, contrôle de la production de déchets, maîtrise de la pollution du chantier). Michel Rouyer insiste sur les objectifs HQE pour l’aménageur.
François Lamy fixe l’objectif à 2010.
Hervé Paillet interroge sur les normes HQE ; combien seront respectées parmi les 14 ? Quelle assurance y a-t-il qu’elles le seront réellement ? Il émet le vœu que les logements soient attribués aux palaisiens. Il exprime son accord avec la construction sur des terrains déjà urbanisés.
Le maire répond que le cahier des charges comportera cette obligation et que ce sera un élément du choix de l’aménageur. Il y aura un suivi des travaux effectués. Les cibles visées seront l’énergie, l’eau, l’euphonie. En ce qui concerne l’attribution des logements, il est impossible de réserver à une catégorie particulière mais le maximum sera fait pour que les palaisiens bénéficient le plus possible des logements sociaux.
Joëlle Pina estime que l’essentiel c’est la construction de logements sociaux et que les normes HQE sont bien secondaires.
Charles Henry et la droite s’abstiennent sur le projet.
Répondant à François Lamy qui tient enfin un os à ronger, Hervé Paillet justifie son abstention par le fait qu’il n’a pas de réponse précise aux questions qu’il a posées. Charles Henry exprime sa satisfaction de voir construire des logements sociaux (même s’il n’y en a que 30% au lieu des 35% annoncés). Mais il regrette un déficit de démocratie ; le projet doit être élaboré avec les habitants. Michel Rouyer, même s’il ne comprend pas complètement l’abstention de Charles, est cependant d’accord avec lui pour affirmer la nécessité de la concertation avec les habitants.
François Lamy réagit : il y a eu concertation « autour de la galette » (sic !). La démocratie, c’est une question « de forme » (resic) ! Lui, il s’enorgueillit de se préoccuper du fond.
François Lambert entre dans un calcul compliqué pour calculer le nombre d’heures de concertation : 247 heures ; 30 heures personnellement. Il trouve malvenu que ceux qui ne sont pas sur le terrain invoquent la démocratie.
François Lamy rectifie les chiffres : 213 heures (et non 247) sur le PLU (plan local d’urbanisme). Actuellement Palaiseau compte 22,5% de logements sociaux en comptant les logements étudiants de Polytechnique. Mais ce n’est pas satisfaisant ; il faut aller plus loin.
Hervé Paillet souligne la différence entre négociation (à égalité de partenaires) / concertation (on prend ensemble la décision) / consultation :on informe, on écoute et on ne tient pas compte de ce qui a été dit comme cela s’est passé à Lozère. Tout est décidé d’avance.
François Lamy sort un petit couplet sur la démocratie représentative issue du suffrage universel. Les élus ont seuls légitimité pour décider. La démocratie participative, c’est remettre les décisions entre les mains de quelques privilégiés qui n’ont aucune légitimité.
Les votes suivants sont pris à l’unanimité : travaux sur le sentier des Plantes, augmentation du plafond maximum pour les tarifs des crèches, subvention USP.
David Bodet prend ensuite la parole pour interpeller Charles Henry et lui demander s’il est solidaire de l’expression « chien de garde »1 utilisée à son encontre dans le compte-rendu du CM du mois de mai. Charles Henry répond qu’il n’est pas l’auteur de cette formule mais qu’il en est solidaire. David Bodet regrette que Charles ne revendique pas la paternité de cette formule. Charles lui répond qu’il a la possibilité de réagir librement sur notre blog. Il rappelle le contexte : celui de la motion concernant les travailleurs sans papiers grévistes dans lequel la démocratie a été bafouée. Allons, retirons cette formule ; elle ne convient pas vraiment à l’onctuosité de D. Bodet ; si on jouait au petit jeu: et si c’était un animal, qu’est-ce que ce serait ? Ce n’est probablement pas le chien de garde qui viendrait à l’esprit en premier. Mais cet épisode aura au moins permis à Monsieur Bodet de cracher son venin (tiens, encore un animal mais rampant cette fois !).
Après cet incident sans aucun rapport avec l’ordre du jour, le plan anti-tags est adopté.
François Lamy répond à une question de la droite portant sur le projet global portant sur le Quartier à l’Ouest de Polytechnique. Ce quartier doit être réservé à des entreprises innovantes liées aux centres de recherche. Le terrain appartient au ministère de la défense qui le cède au FTRP. En ce qui le concerne, il ne voit pas la différence entre création et transfert d’emplois. Il y a toujours création d’emplois. Le SPTC sera un axe majeur. On construira également des logements pour hébergement permanent et provisoire.
A la sortie du CM, ce fut la curée. F. Lambert et D. Bodet se jetèrent sur Charles Henry et F. Lambert y alla de ses invectives sous le sourire amusé de Charles : « crapule ! tu es une crapule », bégaya-t-il à plusieurs reprises, rouge de fureur ; mais, quoi, comme le dit notre premier édile, « il n’y a pas de mal à se faire plaisir ».
Enfin un conseil municipal normal, le maire n’a pas trop joué à l’histrion, le climat fut respectueux de chacun, en tous les cas bien plus correct que lors des CM précédents, jusqu’à ce que D. B. vienne y mettre son grain de fiel.
1 A propos des chiens de garde :
Dans Les Chiens de garde (1932) Nizan fustige les intellectuels et autre universitaires qui s’isolent dans leur sanctuaire et refusent de se compromettre dans l’urgence de l’action politique. Il observait : « Que font les penseurs de métier au milieu de ces ébranlements ? Ils gardent encore leur silence. Ils n'avertissent pas. Ils ne dénoncent pas. Ils ne sont pas transformés. Ils ne sont pas retournés. L'écart entre leur pensée et l'univers en proie aux catastrophes grandit chaque semaine, chaque jour, et ils ne sont pas alertés. Et ils n'alertent pas. L'écart entre leurs promesses et la situation des hommes est plus scandaleux qu'il ne fut jamais. Et ils ne bougent point. Ils restent du même côté de la barricade. Ils tiennent les mêmes assemblées, publient les mêmes livres. Tous ceux qui avaient la simplicité d'attendre leurs paroles commencent à se révolter, ou à rire. »
Dans la préface de ce livre, Serge Halimi écrit : « Nos chiens de garde à nous ne viennent pas de l'université. Certains ont lu Kant et parlent de philosophie, mais pour servir de bouffons cultivés aux dîners de la bourgeoisie Ils n'ont jamais risqué la prison ou combattu en Espagne, jamais consenti d'autre sacrifice que celui de leur présence à une réception pour participer à un plateau de télévision. »
Cette expression est généralement utilisée pour désigner ceux qui par leur docilité et leur silence servent les intérêts des capitalistes. Les étudiants de mai 1968 (François Lamy, lors du conseil municipal, a émis l’idée que cette expression copiait les expressions de Mao - tigres de papier et autres -) l’ont utilisée pour caractériser la bourgeoisie. Un certain nombre de militants d’extrême gauche célèbres, à l’instar d’Alain Geismar ou de Daniel Cohn-Bendit n’ont pas hésité à tourner casaque et à rallier les « chiens de garde ».
On peut aussi évoquer « Les Chiennes de garde », également connues sous le sigle CDG, mouvement féministe contre le sexisme dont sont victimes les femmes dans les médias et dans l'espace public en général. Leur mission est de lutter contre la violence sexiste et contre les stéréotypes sexistes et de promouvoir l'égalité. L'association a choisi le nom de « chiennes de garde » pour mieux dénoncer la stigmatisation des femmes en tant que telles.
Ou encore : un chien de garde (watchdog) est un circuit électronique ou un logiciel utilisé en électronique numérique pour s'assurer qu'un automate ou un ordinateur ne reste pas bloqué à une étape particulière du traitement qu'il effectue.
Charles Henry souligne que l’écart insuffisant entre les tarifs les plus élevés et les tarifs les moins élevés favorise les familles les plus aisées (5000 euros et plus) ; c’est notamment le cas pour les classes d’environnement où le tarif maximum pour 5 jours est de l’ordre de 85 euros. Il note que l’écart entre le tarif le plus bas et le tarif le plus haut est dans un rapport de 1 à 7 pour l’école des sports alors qu’il n’est que de 1 à 4 pour les classes d’environnement. François Lamy répond que cet état de fait est ancien et qu’il faut rattraper les choses progressivement. Toutefois il s’inquiète des difficultés vécues par les classes moyennes frappées par la baisse du pouvoir d’achat et ne bénéficiant pas d’aide. la mixité sociale dans les services est un objectif sur lequel il ne faut pas céder.
La droite vote contre les tarifs municipaux.
Charles Henry, qui a le pouvoir de Josette Fourme, s’abstient sur les tarifs des classes d’environnement et sur ceux des services pour les retraités qui ne bénéficient pas de tarifs modulés selon leurs revenus.
Les tarifs des services culturels sont adoptés à l’unanimité.
La convention billetterie pour l’achat en ligne des billets de spectacle est adoptée à l’unanimité.
Autre vote unanime sur la reprise par la ville des emprunts contractés dans le cadre du syndicat intercommunal pour l’entretien de la Vallée de l’Yvette et de la Bièvre. Cela permettra à la ville de quitter le syndicat et de toucher le fonds de compensation de l’Etat.
Encore un vote unanime sur la gratification des stagiaires. La loi prévoit une gratification minimum de 398 euros/mois pour les stagiaires effectuant un stage de plus de 3 mois dans le privé. Il est décidé, bien que ce ne soit pas obligatoire, de verser aux stagiaires une indemnité de ce montant.
On aborde ensuite la question du régime indemnitaire des agents du service des Ressources Humaines pour lesquels il est proposé une prime de technicité adoptée à l’unanimité. Mais notre premier édile désireux de croiser le fer avec Charles Henry l’interpelle à propos de son sourire. Il en est pour ses frais car Charles reste de marbre et ne réagit pas. Pauvre F.L., on lui a cassé son jouet ! En fait, Charles a souri car F. Lamy a fait référence au site de la GALU sur lequel est publiée la déclaration des délégués du personnel CGT et CFDT au CTP (comité technique paritaire) ; et le maire s’est senti comme obligé de reconnaître que la majorité municipale avait fait une erreur, ce que précisément la déclaration des délégués syndicaux pointait.
David Bodet présente ensuite les dossiers concernant les travaux :
Rue Lazare Hoche, remplacement de 2 candélabres, système économiseur d’énergie, lampes SHP. Michel Rouyer souligne qu’il s’agit d’une démarche globale de schéma d’aménagement lumière dans un cadre de développement durable.
132 000 euros sont votés pour des travaux Chemin des Bœufs. Danièle Lachenal s’inquiète des nuisances successives subies par les riverains mais elle reconnaît l’utilité de ces travaux (enfouissement des réseaux).
Le TSPC sera terminé en décembre sans retard sur la date prévue.
Tout cela est adopté à l’unanimité encore.
Encore unanimité sur le vote d’un marché d’un montant maximum de 3000 euros avec le jardin d’Eden pour la fourniture de végétaux ; pour des marchés concernant la réhabilitation de l’école vaillant.
Le débat devient plus vif avec le projet de concession pour la ZAC Allende présenté par A. Dubois-Guichard : 150 logements dont 30% de logements sociaux, des commerces, salle polyvalente, 2 salles de sport (carabine, tir à l’arc), salle pour la musique amplifiée, parking de 80 places. Ce projet s’inscrit dans le cadre du développement durable (économie d’énergie, énergie renouvelable, contrôle de la production de déchets, maîtrise de la pollution du chantier). Michel Rouyer insiste sur les objectifs HQE pour l’aménageur.
François Lamy fixe l’objectif à 2010.
Hervé Paillet interroge sur les normes HQE ; combien seront respectées parmi les 14 ? Quelle assurance y a-t-il qu’elles le seront réellement ? Il émet le vœu que les logements soient attribués aux palaisiens. Il exprime son accord avec la construction sur des terrains déjà urbanisés.
Le maire répond que le cahier des charges comportera cette obligation et que ce sera un élément du choix de l’aménageur. Il y aura un suivi des travaux effectués. Les cibles visées seront l’énergie, l’eau, l’euphonie. En ce qui concerne l’attribution des logements, il est impossible de réserver à une catégorie particulière mais le maximum sera fait pour que les palaisiens bénéficient le plus possible des logements sociaux.
Joëlle Pina estime que l’essentiel c’est la construction de logements sociaux et que les normes HQE sont bien secondaires.
Charles Henry et la droite s’abstiennent sur le projet.
Répondant à François Lamy qui tient enfin un os à ronger, Hervé Paillet justifie son abstention par le fait qu’il n’a pas de réponse précise aux questions qu’il a posées. Charles Henry exprime sa satisfaction de voir construire des logements sociaux (même s’il n’y en a que 30% au lieu des 35% annoncés). Mais il regrette un déficit de démocratie ; le projet doit être élaboré avec les habitants. Michel Rouyer, même s’il ne comprend pas complètement l’abstention de Charles, est cependant d’accord avec lui pour affirmer la nécessité de la concertation avec les habitants.
François Lamy réagit : il y a eu concertation « autour de la galette » (sic !). La démocratie, c’est une question « de forme » (resic) ! Lui, il s’enorgueillit de se préoccuper du fond.
François Lambert entre dans un calcul compliqué pour calculer le nombre d’heures de concertation : 247 heures ; 30 heures personnellement. Il trouve malvenu que ceux qui ne sont pas sur le terrain invoquent la démocratie.
François Lamy rectifie les chiffres : 213 heures (et non 247) sur le PLU (plan local d’urbanisme). Actuellement Palaiseau compte 22,5% de logements sociaux en comptant les logements étudiants de Polytechnique. Mais ce n’est pas satisfaisant ; il faut aller plus loin.
Hervé Paillet souligne la différence entre négociation (à égalité de partenaires) / concertation (on prend ensemble la décision) / consultation :on informe, on écoute et on ne tient pas compte de ce qui a été dit comme cela s’est passé à Lozère. Tout est décidé d’avance.
François Lamy sort un petit couplet sur la démocratie représentative issue du suffrage universel. Les élus ont seuls légitimité pour décider. La démocratie participative, c’est remettre les décisions entre les mains de quelques privilégiés qui n’ont aucune légitimité.
Les votes suivants sont pris à l’unanimité : travaux sur le sentier des Plantes, augmentation du plafond maximum pour les tarifs des crèches, subvention USP.
David Bodet prend ensuite la parole pour interpeller Charles Henry et lui demander s’il est solidaire de l’expression « chien de garde »1 utilisée à son encontre dans le compte-rendu du CM du mois de mai. Charles Henry répond qu’il n’est pas l’auteur de cette formule mais qu’il en est solidaire. David Bodet regrette que Charles ne revendique pas la paternité de cette formule. Charles lui répond qu’il a la possibilité de réagir librement sur notre blog. Il rappelle le contexte : celui de la motion concernant les travailleurs sans papiers grévistes dans lequel la démocratie a été bafouée. Allons, retirons cette formule ; elle ne convient pas vraiment à l’onctuosité de D. Bodet ; si on jouait au petit jeu: et si c’était un animal, qu’est-ce que ce serait ? Ce n’est probablement pas le chien de garde qui viendrait à l’esprit en premier. Mais cet épisode aura au moins permis à Monsieur Bodet de cracher son venin (tiens, encore un animal mais rampant cette fois !).
Après cet incident sans aucun rapport avec l’ordre du jour, le plan anti-tags est adopté.
François Lamy répond à une question de la droite portant sur le projet global portant sur le Quartier à l’Ouest de Polytechnique. Ce quartier doit être réservé à des entreprises innovantes liées aux centres de recherche. Le terrain appartient au ministère de la défense qui le cède au FTRP. En ce qui le concerne, il ne voit pas la différence entre création et transfert d’emplois. Il y a toujours création d’emplois. Le SPTC sera un axe majeur. On construira également des logements pour hébergement permanent et provisoire.
A la sortie du CM, ce fut la curée. F. Lambert et D. Bodet se jetèrent sur Charles Henry et F. Lambert y alla de ses invectives sous le sourire amusé de Charles : « crapule ! tu es une crapule », bégaya-t-il à plusieurs reprises, rouge de fureur ; mais, quoi, comme le dit notre premier édile, « il n’y a pas de mal à se faire plaisir ».
Enfin un conseil municipal normal, le maire n’a pas trop joué à l’histrion, le climat fut respectueux de chacun, en tous les cas bien plus correct que lors des CM précédents, jusqu’à ce que D. B. vienne y mettre son grain de fiel.
Dans Les Chiens de garde (1932) Nizan fustige les intellectuels et autre universitaires qui s’isolent dans leur sanctuaire et refusent de se compromettre dans l’urgence de l’action politique. Il observait : « Que font les penseurs de métier au milieu de ces ébranlements ? Ils gardent encore leur silence. Ils n'avertissent pas. Ils ne dénoncent pas. Ils ne sont pas transformés. Ils ne sont pas retournés. L'écart entre leur pensée et l'univers en proie aux catastrophes grandit chaque semaine, chaque jour, et ils ne sont pas alertés. Et ils n'alertent pas. L'écart entre leurs promesses et la situation des hommes est plus scandaleux qu'il ne fut jamais. Et ils ne bougent point. Ils restent du même côté de la barricade. Ils tiennent les mêmes assemblées, publient les mêmes livres. Tous ceux qui avaient la simplicité d'attendre leurs paroles commencent à se révolter, ou à rire. »
Dans la préface de ce livre, Serge Halimi écrit : « Nos chiens de garde à nous ne viennent pas de l'université. Certains ont lu Kant et parlent de philosophie, mais pour servir de bouffons cultivés aux dîners de la bourgeoisie Ils n'ont jamais risqué la prison ou combattu en Espagne, jamais consenti d'autre sacrifice que celui de leur présence à une réception pour participer à un plateau de télévision. »
Cette expression est généralement utilisée pour désigner ceux qui par leur docilité et leur silence servent les intérêts des capitalistes. Les étudiants de mai 1968 (François Lamy, lors du conseil municipal, a émis l’idée que cette expression copiait les expressions de Mao - tigres de papier et autres -) l’ont utilisée pour caractériser la bourgeoisie. Un certain nombre de militants d’extrême gauche célèbres, à l’instar d’Alain Geismar ou de Daniel Cohn-Bendit n’ont pas hésité à tourner casaque et à rallier les « chiens de garde ».
On peut aussi évoquer « Les Chiennes de garde », également connues sous le sigle CDG, mouvement féministe contre le sexisme dont sont victimes les femmes dans les médias et dans l'espace public en général. Leur mission est de lutter contre la violence sexiste et contre les stéréotypes sexistes et de promouvoir l'égalité. L'association a choisi le nom de « chiennes de garde » pour mieux dénoncer la stigmatisation des femmes en tant que telles.
Ou encore : un chien de garde (watchdog) est un circuit électronique ou un logiciel utilisé en électronique numérique pour s'assurer qu'un automate ou un ordinateur ne reste pas bloqué à une étape particulière du traitement qu'il effectue.
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